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Le parti civique démocrate (ODS) est sorti grand vainqueur du deuxième tour des élections sénatoriales partielles qui se déroulaient vendredi et samedi dernier. Le parti de droite fondé par Vaclav Klaus a en effet remporté la majorité des voix dans 18 des 27 circonscriptions concernées. Les sénateurs de l'ODS occuperont désormais 36 des 81 sièges que compte la Chambre haute. Cette nouvelle redistribution ne permet toutefois pas à l'ODS de disposer d'une majorité absolue, mais peut lui permettre de bloquer le processus législatif.

Ces élections constituent un nouveau revers pour la social-démocratie tchèque (CSSD), qui ne conserve que sept mandats de sénateurs. C'est la troisième fois en six mois que le parti social-démocrate ne réalise qu'un score très médiocre, derrière les communistes du KSCM, après les élections européennes, qui avaient entraîné la chute de Vladimir Spidla, et les élections régionales de la semaine passée, lors desquelles l'ODS avait remporté 12 régions sur 13. L'actuel Premier ministre Stanislav Gross, qui dirige la coalition gouvernementale formée autour du CSSD avec le parti chrétien démocrate (KDU-CSL) et le parti libéral (US-DEU) a annoncé qu'il n'envisageait pas de démissionner. Il a regretté le très faible taux de participation (moins de 19% des électeurs) et a appelé de ses voeux à ce qu'un débat soit engagé sur la place du Sénat dans les institutions tchèques. Sa ministre de la Santé, Milada Emmerova, a évoqué l'éventualité d'élections législatives anticipées, qui serait « une alternative envisagée par la présidence du CSSD, tout en n'étant pas une priorité. »