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Le Premier ministre tchèque a annoncer samedi qu'il allait démissionner simultanément de la présidence du parti social-démocrate et de la coalition gouvernementale, qu'il dirigeait depuis les élections législatives de 2002. La décision de Vladimir Spidla intervient après la réunion du comité exécutif de son parti, ce samedi, au cours de laquelle il a jugé ne pas avoir obtenu assez de soutien de la part des délégués. Le Premier ministre et son parti subissent les conséquences des très mauvais résultats obtenus aux élections européennes. Le CSSD n'avait pas franchi la barre des 10% et obtenu seulement deux sièges d'eurodéputés.

Vladimir Spidla a annoncé qu'il remettrait sa démission mercredi prochain au président de la République, Vaclav Klaus. Le Président, actuellement en Suisse, a déclaré, qu'il attendait de recevoir la démission du Premier ministre en mains propres pour prendre les dispositions nécessaires. Tous les regards se portent maintenant vers Stanislav Gross. Le jeune ministre de l'Intérieur vice président du parti social-démocrate devrait, selon les analystes, prendre les rênes du prochain gouvernement du pays. Une coalition minoritaire à la Chambre des députés réunissant les sociaux démocrates et les chrétiens démocrates est l'hypothèse la plus fréquemment avancée. Les chrétiens démocrates se sont d'ailleurs déclarés disposés à entamer des discussions en vue de former un nouveau gouvernement.

Mirek Topolanek, le président du parti conservateur, qui vient de remporter haut la main les élections européennes, s'est immédiatement prononcé pour des législatives anticipées. Il a indiqué que son parti, l'ODS, ne soutiendra pas un gouvernement dirigé par Stanislav Gross.

Le parti communiste, par la voix de son président Miroslav Grebenicek, s'est félicité de la démission de Vladimir Spidla, et s'est dit prêt à soutenir un gouvernement minoritaire, à condition que les chrétiens-démocrates n'en fassent pas partie.