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Pour la première fois, le lieu traditionnel des manifestations des communistes, à l'occasion de la Fête du travail, l'esplanade de Letna, n'appartenait pas aux partisans du marteau et de la faucille. La place a été occupée par les représentants de la Confédération des prisonniers politiques, qui ont manifesté en commun avec près de 10 000 sympathisants sous la devise "Le Premier mai sans les communistes et jamais autrement", reprenant ainsi un slogan communiste quelque peu déformé. Les différentes formations politiques ont aussi organisé des manifestations à l'occasion du 1er mai. A la différence de la France, par exemple, ce n'est pas la fête du muguet, car il ne fleurit pas encore en raison des conditions climatiques de la Tchéquie. Les sociaux-démocrates et leurs sympathisants se sont retrouvés à la Fontaine Krizik, au Parc des expositions. Dans l'après-midi du 1er mai, ils étaient moins nombreux que les communistes, présents au même endroit le matin, quelque 6 000 pourtant. C'est David Rath, ministre de la Santé et tête de liste pragoise des sociaux-démocrates pour les législatives de juin qui s'est adressé aux participants à la manifestation. D'après lui, la situation économique affiche une nette amélioration dans le pays. Les partisans de l'extrème-gauche et l'extrème-droite se sont rencontrés, après un défilé dans les rues de la capitale, sur la place Kinsky. La police a été obligée de les séparer par des barrières, des policiers à cheval et un canon à eau. On ne déplore aucun dégât et les deux formations extrèmistes ne se sont réduites qu'à la proclamation de divers slogans.