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La question de la dérogation exigée par le président Klaus concernant la Charte des droits fondamentaux, document en annexe du Traité de Lisbonne, sera un des thèmes centraux du sommet de Bruxelles de deux jours qui se tient ces jeudis et vendredi. On s'attend à ce que cette question soit débattue pendant le dîner des leaders des Vingts-sept, ce jeudi soir. C'est Jan Fischer qui représente les intérêts du gouvernement tchèque, comme cela est généralement le cas lors des sommets européens. Le chef du gouvernement a estimé qu’il s’agissait d’une présence naturelle du fait de la dérogation exigée par le président de la République. Par ailleurs, un représentant de ce dernier, le chancelier Jiří Weigl, fait partie de la délégation.

Le président tchèque Václav Klaus signera le Traité de Lisbonne si la dérogation qu’il a demandée pour la République tchèque vis-à-vis de la Charte des droits fondamentaux est acceptée par les Vingt-sept et, bien sûr, en attendant un verdict de la Cour constitutionnelle, saisie par un nouveau recours contre le Traité. C’est ce qu’a déclaré à la veille du sommet de Bruxelles Jan Fischer se référant à la garantie qui lui aurait été donnée par Václav Klaus lui-même. Et de souligner que le gouvernement fera tout pour imposer au sommet la dérogation exigée par le président tchèque.

La Cour constitutionnelle a reporté le débat à mardi prochain 3 novembre. Un verdict pourrait être rendu à cette date.