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Le président de la République Václav Klaus a signé ce mardi à 15 heures le Traité de Lisbonne, peu après le verdict rendu par la Cour constitutionnelle qui l’avait jugé conforme à la Constitution du pays. Farouche opposant du document devant réformer les institutions européennes, Václav Klaus a annoncé à une conférence de presse télévisée avoir ratifié le document en accord avec le verdict de la Cour. Un verdict attendu et qu’il respecte même s’il est résolument opposé à son contenu, comme il l’a déclaré. Le président insiste en effet sur le fait qu’avec l’entrée en vigueur du traité, la République tchèque cessera d’être un Etat souverain. Nous rappellerons que vendredi dernier, Václav Klaus a fait savoir qu’il ne poserait plus de condition à la ratification, après avoir obtenu des dirigeants européens les garanties qu’il avait demandé, et au cas où le verdict de la Cour constitutionnelle ne l’empêcherait. La dérogation demandée par le président concerne la Charte des droits fondamentaux, et elle devrait empêcher, selon le président, la réouverture de la question des restitutions des biens des Allemands des Sudètes confisqués après la Seconde Guerre mondiale. La ratification du document à Prague était attendue par l’ensemble de l’Union européenne, car la République tchèque était le dernier Etat membre à ne pas avoir adopté le traité devant adapter le fonctionnement des institutions européennes à une Europe élargie à 27 Etats. Par sa signature, Václav Klaus a débloqué le débat sur le premier président stable de l’UE, sur le choix du futur ministre des affaires étrangères de l’Union et la nouvelle composition de la Commission européenne.