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La Pologne ne voit pas d’un bon œil les cérémonies qui seront organisées prochainement en République tchèque à l’occasion du 70e anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz. La chef du gouvernement polonais Ewa Kopacz a fait part de son indignation par téléphone au Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka. Le ministère tchèque des Affaires étrangères a invité les représentants des 47 pays qui ont signé la Déclaration dite de Terezín, du nom de l’ancien ghetto juif situé au nord de Prague, en 2009 lors de la présidence tchèque de l’Union européenne. Le président de la République, Miloš Zeman, a invité également son homologue russe Vladimir Poutine en tant que représentant de l’un des quatre grands pays vainqueurs de la Deuxième Guerre mondiale. « Les Tchèques, qui ne sont pas partisans de sanctions dures contre la Russie, font un cadeau à Poutine en organisant des célébrations concurrençant celles que prépare la Pologne au musée d’Auschwitz. C’est étrange », affirme un membre du bureau de la présidente du Conseil des ministres polonais dans le journal Gazeta Wyborcza. A Auschwitz, les cérémonies se tiendront fin janvier en l’absence de discours politiques pour empêcher toute éventuelle récupération. Parallèlement, les 26 et 27 janvier, un forum international de deux jours sur la montée de l’antisémitisme et de l’extrémisme dans le monde se tiendra au Château de Prague et à Terezín. La présence de Vladimir Poutine, dont l’invitation a valu des critiques au président Miloš Zeman, est fort improbable, comme celle de la plupart des plus hauts représentants politiques des autres pays.