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Malgré les critiques des médias et responsables de certains pays d’Europe de l’Ouest, la République tchèque entend décider souverainement de la manière dont elle aidera les réfugiés et non sur la base de mécanismes définis par l’Union européenne. Mardi, les Premiers ministres tchèque et slovaque, Bohuslav Sobotka et Robert Fico, avaient déjà fait savoir qu’ils étaient opposés à d’éventuels quotas imposés par la Commission européenne, alors que celle-ci a présenté ce mercredi son « Agenda européen sur la migration ». L’instauration d’un système de quotas par pays pour l’accueil des réfugiés arrivés sur les rives européennes de la Méditerranée vise au placement de demandeurs d’asile qui doivent faire l’objet d’une protection internationale. Ces quotas seront calculés en fonction du produit intérieur brut, de la population, mais aussi du niveau de chômage des pays. A la sortie du Conseil des ministres, ce mercredi, le chef du gouvernement tchèque a déclaré qu’il n’existait actuellement au sein de l’UE aucun cadre légal permettant l’instauration de ces quotas. Bohuslav Sobotka a indiqué que la République tchèque souhaitait aider les pays et populations en difficulté sur la base du bon vouloir et de ses possibilités et en faisant preuve de bon sens. Sur les 20 000 réfugiés ressortissants de pays tiers qu’envisage d’accueillir l’UE d’ici à deux ans, le quota tchèque serait de 2,63%, soit un peu plus de 520 personnes. « La République tchèque est tout à fait en mesure de prendre en charge 500 réfugiés », a toutefois annoncé le ministre de l’Intérieur, Milan Chovanec, avant de préciser que Prague souhaitait « entendre quelle serait la suite et à quelles conditions ».