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Deux jours après avoir reçu le Prix Václav Havel pour les droits de l’homme à Strasbourg au siège du Conseil de l’Europe, Ludmilla Alexeeva a participé à Prague, ce mercredi, à la conférence « L’histoire d’un réfugié : l’Europe des rêves et des réalités » qui s’est tenue à la Bibliothèque Václav Havel. A cette occasion, la militante russe a appelé à la solidarité avec les réfugiés qui fuient la guerre dans leurs pays. Selon elle, l’Europe ne doit pas prendre exemple sur la Russie, qui a accueilli 10 à 15 millions d’immigrés des anciennes républiques soviétiques après le démembrement de l’URSS, mais dont seul un millier a obtenu le statut officiel de réfugié. Par ailleurs, Ludmilla Alexeeva a souligné l’héritage de l’ancien président tchèque, qu’elle connaissait personnellement. « De tels gens ne naissent pas à chaque époque dans chaque pays », a-t-elle affirmé. A la question de savoir ce qui l’avait motivé à consacrer sa vie à la lutte pour les droits de l’homme, Ludmilla Alexeeva a répondu qu’elle n’avait pas compris comment il avait été possible à la fin de la Deuxième Guerre mondiale dans son pays d’humilier de cette façon un peuple qui avait défendu aussi courageusement sa patrie. « Après la mort de Staline en 1953, j’ai cru qu’une période de liberté commencerait. Puis est arrivée l’année 1968 et nos soldats ont envahi la Tchécoslovaquie. Cela a été une tragédie pour vous, mais pour nous aussi » a-t-elle ajouté.