Le Parti chrétien-démocrate (KDU-ČSL) ne peut plus se satisfaire de
jouer un rôle secondaire sur la scène politique tchèque. Pour empêcher
une « monopolisation du pouvoir », la troisième et plus petite formation
de l’actuelle coalition gouvernementale se doit d’être « un joueur
fort », a déclaré son leader, Pavel Bělobrádek, ce dimanche. C’est
dans cette optique que s’inscrit la coalition avec le Parti des maires et
des indépendants (STAN) en vue des élections législatives à l’automne
prochain, coalition pour laquelle un accord a été conclu samedi. Selon
Pavel Bělobrádek, la présence du KDU-ČSL, parti du centre, dans une
coalition gouvernementale sert traditionnellement à équilibrer et
stabiliser le spectre politique et à empêcher les extrêmes. « Pour
cela, nous devons être une troisième force avec laquelle on négocie
d’égal à égal. » Fort du succès de son parti aux élections
régionales à l’automne dernier, Pavel Bělobrádek se dit convaincu que
la coalition avec STAN peut obtenir plus de 10 % des suffrages aux
législatives. « Il existe une demande pour une politique raisonnable et
non populiste », estime-t-il.