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Le président de la République, Miloš Zeman, le Premier ministre, Andrej Babiš, les présidents des deux chambres du Parlement, ainsi que les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de l’Intérieur se sont réunis jeudi pour évoquer notamment la question de la reconnaissance du Kosovo. Lors d’une visite en Serbie en septembre dernier, le chef de l’Etat avait suggéré l’idée d’une révocation par Prague de cette reconnaissance.

En 2008, malgré l’opposition de la Chambre des députés, le gouvernement tchèque avait été un des premiers au sein de la communauté internationale à reconnaître l’indépendance proclamée unilatéralement du nouvel Etat kosovar. A la sortie de cette réunion, le chef de la diplomatie, Tomáš Petříček, a toutefois déclaré que tous les intervenants s’étaient entendus sur le fait que la question n’était pas d’actualité. « La situation n’a pas changé, la position qui est celle de la République tchèque depuis dix ans n’a pas évolué », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, tous ont également convenu de soutenir la position de l’Union européenne qui a condamné l’intervention militaire de la Turquie en Syrie. Ils se sont prononcés en faveur du renforcement de la présence des soldats tchèques au Mali ou encore de l’intégration des pays des Balkans de l’Ouest au sein de l’UE. Enfin, dans un communiqué publié suite à la rupture de l’accord de partenariat entre Prague et Pékin, ils ont confirmé que la République tchèque respectait la politique d’une Chine unique et continuait sur ce point de s’aligner sur Bruxelles.