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Le conglomérat sud-coréen Korea Heavy Industry& Development s’apprête à racheter la société Škoda JS, basée à Plzeň (Bohême de l’Ouest) et spécialisée dans la production de technologies nucléaires, à la banque russe Gazprombank. L’information a été publiée par le quotidien économique Hospodářské noviny, vendredi. Selon le journal, le montant de la transaction s’élèverait à plusieurs centaines de millions de couronnes.

Selon le PDG sud-coréen, l’ensemble des mesures devant permettre la reprise devraient être menées à terme durant le premier semestre 2020. Toujours selon le journal, malgré son savoir-faire, Škoda JS, qui a réalisé un résultat nul d’exploitation d’un peu plus de 10 millions d’euros en 2018, souffre de l’application des sanctions internationales en raison de l’occupation russe de la Crimée. C’est la seule société en République tchèque figurant sur la liste des sanctions mises en place par les Etats-Unis. En revanche, elle ne se trouve pas sur la liste de l’Union européenne. Ce serait la raison pour laquelle les propriétaires russes auraient décidé de s’en séparer.

Actuellement, les principaux projets de Škoda JS concernent la centrale nucléaire de Mochovce (Slovaquie), pour laquelle elle a produit deux réacteurs à eau sous pression de type VVER 440. Récemment, un contrat d’un montant de 27 millions d’euros a également été signé en Ukraine pour deux réacteurs de la centrale de Rivné.

Le Premier ministre a rejeté les soupçons de conflit d'intérêts qui pèsent sur lui, en lien avec l'envoi du rapport d'audit de la Commission européenne sur la question. Il a répété à la Télévision tchèque qu'il avait respecté la loi sur le conflit d'intérêts en ayant placé son groupe Agrofert dans des trusts. Le rapport d'audit a bien été reçu par le ministère pour le Développement régional, qui en a confirmé la réception tout en faisant savoir qu'il ne s'agissait pas de la version définitive. Une affirmation infirmée par un porte-parole de la Commission européenne qui a déclaré à la Radio publique tchèque qu'il s'agissait bien d'une version définitive. Le document est pour l'heure confidentiel. Le ministère a désormais deux mois pour y répondre.

A noter que la Commission européenne travaille actuellement sur un deuxième audit concernant des subventions agricoles. La version finale du rapport devrait être envoyée aux autorités tchèques d'ici le mois de février prochain.

L'ONG Transparency International qui avait signalé l'an passé le possible confit d'intérêts du Premier ministre estime pour sa part qu'il s'agit bel et bien de la version finale de l'audit et demande, tout comme d'autres membres de l'opposition, sa publication.

Selon l'hebdomadaire Respekt, qui se réfère à deux sources anonymes, le document confirme bel et bien la situation de conflit d'intérêts d'Andrej Babiš. Selon le rapport préliminaire de Bruxelles, finalisé au printemps dernier, le chef du gouvernement tchèque aurait abusé de sa position pour favoriser l’obtention de fonds européens par son ancienne société, Agrofert. Selon la Commission européenne, le Premier ministre contrôlerait de fait toujours cette dernière.