Les biens de la famille Kinský restent la propriété de l’Etat

16-08-2018

La Cour constitutionnelle a refusé de rouvrir le dossier relatif aux restitutions des biens de la famille Kinský, dont la valeur est estimée à 40 milliards de couronnes (environ 1,6 milliards d’euros). Ceux-ci restent donc définitivement la propriété de l’Etat. L’information a été publiée par la Télévision tchèque.

Le Palais Kinský, photo: W.Rebel CC BY 3.0Le Palais Kinský, photo: W.Rebel CC BY 3.0 Décédé en 2009 à Buenos Aires, František Oldřich Kinský, ressortissant autrichien, avait entamé en 2001 des poursuites judiciaires en vue d’obtenir la restitution des biens qui avaient été confisqués en 1945 à la branche de la famille Kinský à laquelle il était rattaché.

La confiscation des biens en 1945 avait été ordonnée dans le cadre des Décrets Beneš et touchait les Tchécoslovaques de nationalité allemande ainsi que les collaborateurs avec le régime nazi. Contrairement aux confiscations réalisées à la suite de la prise du pouvoir par les communistes en 1948, les biens confisqués en 1945 ne font pas l’objet d’une procédure de restitution par l’Etat.

Pourtant, le prince Kinský, ce descendant d’une branche de l’une des familles de l’ancienne noblesse de Bohême, a déposé plus de 150 actions au civil afin d’obtenir des restitutions de biens et de terrains, dont par exemple le Palais Kinský sur la place de la Vieille-Ville de Prague, siège de la Galerie nationale.

Après la mort de František Oldřich Kinský, ses proches ont continué à déposer des demandes de restitution, mais leur initiative n’a pas été couronnée de succès. Leurs plaintes, basées sur de nouveaux faits qu’ils auraient découverts dans les Archives nationales, ont finalement été examinées par la Cour constitutionnelle. Celle-ci vient de rejeter leur demande de réouverture du dossier, arguant que l’affaire ne relevait pas du domaine des restitutions.

16-08-2018