Les exportateurs tchèques craignent les conséquences du Brexit

17-10-2018

Les dirigeants des Vingt-Sept se réunissent ce mercredi soir à Bruxelles pour discuter des négociations autour du Brexit alors que se profile le scénario d’une absence d’accord avec le Royaume-Uni sur sa sortie de l’Union européenne, prévue fin mars prochain. Pour les exportateurs tchèques, cela pourrait être une bien mauvaise nouvelle. C’est en tout cas ce qu’indique un article paru dans l’édition de ce mercredi du quotidien Mladá fronta Dnes.

Photo illustrative: Daniel Diaz Bardillo / Pixabay, CC0Photo illustrative: Daniel Diaz Bardillo / Pixabay, CC0 Loin derrière l’Allemagne et en léger retrait par rapport à la Slovaquie, la Pologne et la France, le Royaume-Uni est le cinquième marché d’exportation pour les entreprises tchèques. Il représente près de 5 % du total des exportations tchèques et un volume de 137 milliards de couronnes pour les huit premiers mois de cette année (plus de 5 milliards d’euros). C’est d’ailleurs déjà légèrement moins que pour la même période l’année dernière, alors que ce volume des exportations était auparavant chaque année en croissance.

Le secteur automobile est le premier concerné. Il réalise presque un tiers des exportations tchèques à destination des îles britanniques. Il pourrait être le plus impacté par le Brexit, surtout si aucun accord n’est trouvé entre les négociateurs. C’est ce que détaille Dagmar Kuchtová, la directrice générale de l’Union de l’industrie et des transports, une organisation patronale : « Le Brexit va impacter les grandes entreprises exportatrices. L’industrie automobile, la machinerie, les producteurs de matériel médical ».

En cas de Brexit « dur », c’est-à-dire sans accord, l’institut allemand IW pense que, dans le pire des cas, les échanges commerciaux entre Londres et le continent pourraient se réduire de moitié. Des analystes tchèques estiment que les effets cumulés pourraient alors représenter une perte de 50 milliards de couronnes pour la Tchéquie, environ 2 milliards d’euros, soit 1 % du PIB du pays.

17-10-2018