Arno à Prague : « Je ne fais pas de sport, je fais ça sur scène, c’est une thérapie pour moi ».

22-04-2008

Le Palác Akropolis, qui est peut-être la salle la plus européenne de la capitale tchèque dans sa sélection musicale, a accueilli vendredi 18 avril le chanteur belge Arno. Personnage atypique/non-conformiste, à l’air un peu bourru mais finalement très attachant, Arno révèle tout son charisme quand il monte sur scène. Anne-Claire Veluire a pu le rencontrer à la fois avant et après son concert pour obtenir ses impressions.

Photo: www.arno.bePhoto: www.arno.be Arno traine bientôt 40 ans de carrière mais ce n’est que petit à petit qu’il s’est fait connaitre du grand public. Il a fondé plusieurs groupes mais tourne finalement en solo depuis le début des années 90. Il a réalisé quelques tubes comme Putain Putain, ou Les yeux de ma mère, mais c’est son style, avec une musique rock éclectique, qui même volontiers les guitares électriques à l’accordéon et sa voix rocailleuse sur des textes à la fois drôles et sensibles qui permettent de l’identifier facilement lorsqu’une de ses chansons passe sur les ondes. Sa discographie compte plus d’une vingtaine d’albums, mais il est aussi connu pour ses nombreuses reprises originale, de Brel ou de Bowie, ainsi que pour les collaborations qu’il a eu avec d’autres chanteurs. En parallèle avec son dernier album vient d’ailleurs de sortir une compilation des reprises d’Arno. C’est ce qu’il nous a raconté sur un ton toujours un peu sarcastique. Arno :

“Ca c’est un truc avec 20 chansons avec toutes les reprises que j’ai faites, en anglais, en français, dans toutes les langues. J’ai fait les chansons, mais c’est quelqu’un qui a cherché pendant 25 ans toutes les reprises que j’ai faites et il en a fait un album. Il a trouvé tous les morceaux et il a fait un choix de 20 chansons que j’ai faites. Il a fait un disque. Et ma maison de disque va sortir cela maintenant, dans toute l’Europe. Dans le fond, j’ai rien fait, je suis le plus grand branleur du monde. Je fais rien. Je fais de la musique, mais à coté, j’ai deux mains gauches. Je vois le monde mais je vois rien, je suis toujours dans les hôtels. Mais je ne me plains pas !! »

Arno est actuellement en tournée pour présenter son dernier album, Jus de Box, mais il décide seulement au dernier moment quels sont les morceaux qui seront joués le soir même. Et sa musique prend sur scène une autre dimension. Il nous a donné ses réactions juste après la fin de sa performance pragoise.

 «C’est fini !»

C’était bien ?

 «Quand les gens sont heureux je suis heureux parce que je joue de la musique pour les gens.»

Vous faites une grande tournée jusqu’en décembre. Est-ce que c’est difficile pour vous ou est-ce que c’est un plaisir ?

 «Je ne fais pas de sport, je fais ça sur scène, c’est une thérapie pour moi, faire de la scène.»

Où allez-vous pendant cette tournée ?

 «On est déjà allé en Russie, on a fait l’Allemagne, la Hollande. Mais je suis déjà en tournée depuis 15 mois. Comme ça je n’ai pas à faire le ménage chez moi. J’habite à Bruxelles, au centre de Bruxelles. Bruxelles, c’est la capitale de l’Europe.»

Est-ce qu’il y a un côté ironique ou c’est sincère quand vous chantez « nous sommes tous européens » ?

 «Tu peux choisir. »

22-04-2008