Catherine Cotonian-Moiroux au marché de la poterie à Beroun

15-09-2010

Depuis 1997, la ville historique de Beroun, située à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Prague et célèbre pour sa céramique, organise, à l’automne, le marché de la poterie. Les 11 et 12 septembre, ils étaient plus de 300 à se donner rendez-vous sur la place centrale de Beroun, des artisans de République tchèque, de Hongrie, d’Allemagne, de Lituanie, de Pologne et de France. Le public est venu en grand nombre : près de 30 000 visiteurs en deux jours.

Catherine Cotonian-Moiroux, photo: Vladimír Izbický, www.hrncirsketrhy.czCatherine Cotonian-Moiroux, photo: Vladimír Izbický, www.hrncirsketrhy.cz Facile de trouver le stand français, très haut en couleur : Catherine Cotonian-Moiroux qui vit et travaille près de Montpellier est la seule céramiste de l’Hexagone qui a exposé au marché.

 « Au départ, je travaillais uniquement la terre vernissée, ce qui est une technique traditionnelle du sud de la France – c’est une terre rouge avec des engobes. Avec le temps et mes créations nouvelles… je m’oriente plus vers un décor de faïence. »

Pour les dessins, où est-ce que vous vous inspirez ?

Photo: Vladimír Izbický, www.hrncirsketrhy.czPhoto: Vladimír Izbický, www.hrncirsketrhy.cz « Dans le sud, nous avons beaucoup de couleurs, d’arabesques. Je m’inspire aussi de l’écriture. J’ai toujours aimé la calligraphie. C’est un mixte de tout cela. Avec une influence orientale aussi, car j’ai des origines arméniennes. »

Vous habitez Saint-Jean-de Fos…

 « C’est un village de potiers depuis le XVIe siècle qui a une tradition de la terre vernissée, un peu comme Beroun d’ailleurs. Les derniers fours se sont éteints après la Deuxième Guerre mondiale. Depuis vingt ans maintenant, des ateliers s’y sont installés. Il y a actuellement une dizaine d’ateliers, plus la Maison de la poterie et un espace scénographique sur la céramique qui sera créé en 2011. »

Photo: Vladimír Izbický, www.hrncirsketrhy.czPhoto: Vladimír Izbický, www.hrncirsketrhy.cz Vous êtes dix céramistes dans un seul village. Il n’est pas difficile de se faire remarquer ?

 « Non, au contraire. Nous sommes dans une région où les gens aiment beaucoup la céramique. Ils viennent aussi pour Noël… Plus il y a de potiers, plus ça attire du monde. Ils ne viennent pas pour un atelier, ils viennent pour dix ateliers et la Maison de la poterie, où il y a encore dix productions différentes. »

Vous avez un atelier-boutique que l’on peut visiter ?

Photo: Jena Novotná, www.hrncirsketrhy.czPhoto: Jena Novotná, www.hrncirsketrhy.cz « Oui, j’ai mon pur atelier et la boutique où je décore et quand les personnes viennent chez moi, je m’arrête et leur présente mon atelier. »

Cette année, vous exposez pour la première fois au marché de Beroun ?

 « C’est même pour la première fois que je sors mes pièces à l’étranger ! C’est un très beau marché et je suis impressionnée par le nombre de gens qui affluent dès 8 heures du matin. En France, personne ne sort avant 10 heures… »

Photo: Jena Novotná, www.hrncirsketrhy.czPhoto: Jena Novotná, www.hrncirsketrhy.cz Vous avez pu voir les travaux de vos collègues tchèques ?

 « Oui, c’est aussi coloré, mais il y a également beaucoup de grès, ce sont des couleurs plus brunes. Nous avons, chez nous aussi, cette tradition. Il y a vraiment de tout en culinaire. En France, dans les marchés de potiers, nous avons un peu moins de culinaire et plus de création contemporaine. »

15-09-2010