Equitation : le Cadre noir de Saumur de passage à Prague

02-02-2012

Directeur général adjoint de l’Institut français du cheval et de l’équitation et directeur de l’Ecole nationale d’équitation de Saumur, Robert d’Artois était de passage à Prague en début de semaine. L’Institut français de Prague avait en effet organisé une conférence intitulée « De la théorie à la pratique… cheval ! » durant laquelle sont intervenues Nadège Bourdon et Sophie Biau, respectivement écuyer du très prestigieux Cadre noir et responsable du service recherche de l’Ecole nationale d’équitation. Avant cette conférence, Robert d’Artois a expliqué au micro de Radio Prague les raisons de cette visite en République tchèque :

Robert d’ArtoisRobert d’Artois « Il y a plusieurs jeunes Tchèques qui sont venus travailler à l’école pendant plusieurs mois sur des formations que nous proposons. Nous avons fortement senti qu’ils voulaient faire connaître à leurs compatriotes ce qu’est le Cadre noir et l’Ecole nationale d’équitation. Une première collaboration est donc née, puisque Nadège Bourdon, qui est un écuyer du Cadre, vient de passer deux jours à 150 kilomètres de Prague pour proposer une séance de formation et faire mieux connaître le travail que l’on fait sur le plat et à l’obstacle. »

Peut-on envisager une collaboration plus approfondie entre votre école et la République tchèque ?

 « Si nous sommes sollicités, surtout par des pays de l’espace européen, nous nous efforçons de répondre présents en fonction de nos plans de charges. C’était l’exemple ce week-end. Mais si la fédération tchèque d’équitation ou d’autres structures nous demandaient d’intervenir, alors oui, nous pourrions le faire. »

Concrètement ?

Photo: www.cadrenoir.frPhoto: www.cadrenoir.fr « Ca peut donc être ce qui a été fait ce week-end. Mais ça peut aussi être des choses de plus grande ampleur, des conventions de partenariat assez étoffées comme nous en avons signées avec d’autres pays d’Europe centrale. »

Justement, deux spectacles galas du Cadre noir ont été organisés à Budapest dans un passé récent. Il y a aussi une forme de collaboration qui fonctionne déjà avec une école d’équitation en Hongrie. Peut-on imaginer la même chose en République tchèque ?

 « Effectivement, nous sommes allés à Budapest pour un spectacle en octobre 2008, et depuis nous avons étoffé nos relations avec l’académie équestre de Kaposvar. Presque tous les ans maintenant, nous avons des écuyers qui vont participer à des formations ou par exemple à des jurys d’examen. Mais il ne faut pas toujours faire de l’analogie. Si on nous demande des interventions, de préparer des relations de partenariat, il faudra le faire à partir d’une analyse du vécu ici et de la demande des gens pour savoir comment y répondre. Mais c’est quelque chose qui est faisable. Nous n’avons jamais de schémas pré-établis que nous essayerions de plaquer sur la réalité. Nous nous efforçons plutôt de nous adapter et de répondre à la demande des gens qui souhaitent travailler avec nous. »

Photo: www.cadrenoir.frPhoto: www.cadrenoir.fr Outre cette éventuelle collaboration avec la République tchèque, Robert d’Artois était à Prague également pour envisager l’organisation dans un avenir plus ou moins proche d’un gala des chevaux et des écuyers du Cadre Noir de Saumur. Cette représentation pourrait être organisée dans l’ultramoderne O2 Arena de 17 000 places. Robert d’Artois nous en a dit plus sur ce spectacle :

 « L’objectif est de faire mieux connaître ce qu’est la spécificité de l’équitation à la française. Nos galas sont donc construits d’une certaine manière. Nous les voulons un peu didactiques : au début du spectacle, nous expliquons beaucoup de choses aux gens pour qu’ils aient les clefs de lecture de qu’ils vont voir. »

Là aussi, comment cela se passe-t-il concrètement sur la piste ?

Photo: www.cadrenoir.frPhoto: www.cadrenoir.fr « Un écuyer seul fait d’abord une démonstration de toutes les figures de l’équitation académique avec un commentateur qui explique pourquoi et comment on fait ce type de mouvements. Parce que, après, on retrouve ces mouvements dans des ensembles plus grands. Et de la même manière pour les sauteurs, c’est-à-dire ceux qui font les différents sauts d’école que sont la croupade, la courbette et la cabriole, on explique comment ça fonctionne de manière à ce que, après, au moment où ça se fait dans l’ensemble, les spectateurs puissent les voir. L’intérêt, la façon dont nous avons conçu nos spectacles, est que ceux-ci soient lisibles à tout niveau de compétence du cheval. On peut être particulièrement technicien et apprécier, mais on peut être aussi quelqu’un qui a envie de voir quelque chose de beau et arriver à le déguster parce qu’on aura auparavant donné un certain nombre de clefs pour pouvoir le lire. »

Vous pourrez entendre l’intégralité de cet entretien avec Robert d’Artois dans une prochaine rubrique sportive.

02-02-2012