La mortalité sur les routes tchèques a été la plus basse depuis 50 ans

13-01-2014

En 2012, le taux de mortalité enregistré sur les routes tchèques a été le plus faible depuis 1961, année marquant le début de la prise en compte des statistiques de la sécurité routière. 681 personnes sont ainsi mortes en 2012, soit 26 de moins qu’en 2011. Paradoxalement, malgré cette amélioration appréciable, le nombre d’accidents a augmenté.

Photo: CTKPhoto: CTK Les années les plus meurtrières ont été enregistrés en 1969 et 1994 avec respectivement 1 758 et 1 473 décès. Toutefois, l’année 2007 constitue un tournant dans les statistiques de la sécurité routière, comme le confirmait récemment le désormais ex-président de la police, Martin Červíček :

« Au cours des cinq dernières années, le nombre de personnes mortes sur les routes tchèques a diminué de près de 40%. »

La police a toutefois enregistré une hausse du nombre d’accidents, à savoir 48 404. Un accident sur cinq aurait été provoqué par une personne âgée de 18 à 29 ans. Pour le directeur de la police de la circulation, Leoš Tržil, les principales causes des graves accidents découlent d’abord de l’inattention des chauffeurs, de la mauvaise adaptation du véhicule aux conditions de circulation et du non respect des distances de sécurité. Leoš Tržil précise également:

Photo: Kristýna MakováPhoto: Kristýna Maková « Les conséquences les plus graves proviennent des accidents de la circulation, où le taux d’alcoolémie est supérieur à un gramme. Si l’on s’en tient à l’année 2012, les accidents sous l’emprise de l’alcool représentent près des deux tiers du nombre total.»

Rappelons qu’en République tchèque, c’est la règle de la tolérance zéro qui a été instaurée pour l’alcool au volant. La plupart des chauffeurs font confiance aux systèmes de sécurité des voitures et s’adonnent de ce fait au volant à d’autres activités : ils téléphonent, fument ou encore syntonisent leur radio. Leoš Tržil, poursuit :

Leoš Tržil, photo: Šárka Ševčíková, CRoLeoš Tržil, photo: Šárka Ševčíková, CRo « Le temps de réaction qui pourrait rallonger la distance de freinage est de ce fait réduit. »

Toutefois, pour Leoš Tržil, les accidents de la route pourraient ne pas avoir de conséquences aussi dramatiques si plus de glissières de sécurité étaient installées sur de nombreuses routes, comme le recommandent les ingénieurs des transports. L’année dernière, la police de la circulation a signalé plus de 10 000 emplacements qui devraient être sécurisés par des rails de sécurité. Depuis cependant, rien n’a encore été réalisé. L’adjoint du président de la police, Tomáš Kužel, précise que le taux de mortalité est le plus élevé sur les routes de première, deuxième et troisième catégories, et non pas sur les autoroutes où les automobilistes sont pourtant les plus nombreux. Tomáš Kužel :

Tomáš Kužel, photo: CT24Tomáš Kužel, photo: CT24 « Je considère que vingt décès sur les autoroutes en 2012 est un bilan relativement positif par rapport aux 550 personnes décédées sur les routes de catégories inférieures. »

Pour Tomáš Kužel, ce bilan est également la conséquence de l’état du réseau routier en République tchèque, où l’absence de certaines liaisons entre les grandes villes provoque des complications. Néanmoins, la police de la circulation a pris des mesures de sécurité, concernant soixante passages piétons sur lesquels a été installé un système d’éclairage.

Photo: Khalil Baalbaki, CRoPhoto: Khalil Baalbaki, CRo Pour Jiří Landa, directeur technique d’une société d’ingénierie axée sur le développement de l’infrastructure des villes et des régions, le nombre d’accidents pourrait diminuer de façon significative si la signalisation routière horizontale, point faible des routes de catégories inférieures, était de meilleure qualité. Les zones de sécurité devraient être multipliées, et les fossés, les murs et autres piliers en béton devraient disparaître de la proximité de la route.

Concernant les motocyclistes, les statistiques révèlent que près de 50% des accidents les plus tragiques ne sont pas provoqués par les motards eux-mêmes, mais bien par d’autres véhicules. La raison la plus fréquente est le non respect des priorités, l’omission de l’usage du clignotant à gauche et tout simplement le non respect des motocyclistes en tant que tels.

13-01-2014