Les partis politiques, petits et grands, se préparent aux législatives de 2006

05-12-2005

A un peu plus de six mois des élections législatives de 2006, les formations politiques sonnent déjà le branle-bas de combat, et les petits partis montrent leurs dents.

Svatopluk Karasek, photo: CTKSvatopluk Karasek, photo: CTK Alors que les grands partis politiques, gouvernementaux ou dans l'opposition, affichent une bonne position dans les sondages sur les intentions de vote pour les législatives de 2006, l'un des petits partis, pourtant membre de la coalition gouvernementale, se trouve au bord du gouffre. L'Union de la liberté/Union démocratique ne totaliserait même pas 1 % des voix et cela lui fermerait les portes de la Chambre des députés. Pour remédier à cette situation peu envieuse, l'un des vice-présidents de l'Union de la liberté, Svatopluk Karasek, ancien pasteur protestant populaire, a tenté sa chance : il a réussi à imposer que la réunion républicaine du parti, ce week-end, devienne une réunion pré-électorale et s'est présenté comme candidat à la présidence. Paradoxe, Karasek bien que disposant d'assez de partisans, dont le fondateur et ancien ministre de l'Intérieur, Jan Ruml, s'est retrouvé dans le camp des vaincus. Pavel Nemec a été réélu à la fonction de président avec une majorité écrasante, deux fois plus de voix que Karasek. Les plans ? Tenter de s'allier avec deux autres petits partis, l'Association des indépendants et les Démocrates européens pour les prochaines législatives.

Vladimir Zelezny, photo: CTKVladimir Zelezny, photo: CTK Un autre petit parti a choisi de mettre encore plus en avant son président, le très connu et très controversé Vladimir Zelezny, fondateur et ancien chef de la chaîne de télévision privée, Nova. A l'issue de son congrès du week-end, le parti porte le nom de Démocrates indépendants (président Vladimir Zelezny). Les plans ? Lancer une campagne électorale de choc avec l'objectif de rentrer au gouvernement. Rappelons que Vladimir Zelezny est poursuivi en justice pour fraude aux douanes et autres délits et qu'il a été démuni de son immunité de député européen. Cela ne semblerait pas importuner le chef du Parti civique démocrate (ODS), Mirek Topolanek, qui a déclaré que dans le cas de la victoire de son parti aux législatives, la coopération serait possible avec les Démocrates indépendants de Vladimir Zelezny.

Chez les sociaux-démocrates, le tumultueux ministre de la Santé, David Rath, bien que sans-parti, vient d'être élu à la tête de la liste pragoise. Il sera donc opposé à Mirek Topolanek, leader électoral pragois de l'ODS. David Rath a laissé entendre qu'il deviendrait membre de la social-démocratie encore avant la fin de l'année.

05-12-2005