Lutte contre le réchauffement de la planète : le Premier ministre défend « le plan tchèque »

25-09-2019

L’environnement, la lutte contre la pauvreté et la problématique de l’accès à l’eau : voilà les principaux sujets que le chef du gouvernement tchèque entend évoquer à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, ce mercredi soir, heure de New York. « Le développement durable dont on parle tant ici, ce n’est pas uniquement le climat », a dit Andrej Babiš, dont le gouvernement est souvent critiqué pour ne pas en faire assez en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres au sommet sur le climat, photo: ČTK/AP/Mary AltafferLe secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres au sommet sur le climat, photo: ČTK/AP/Mary Altaffer

« Nous ne sommes pas ici pour négocier, car on ne négocie pas avec la nature », a précisé le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres en ouverture du sommet sur le climat organisé lundi à New York. « Un sommet d’action » auquel la République tchèque a bien participé, même si elle n’a pas figuré parmi les pays invités à prendre la parole. Seuls les représentants des pays portant des « plans ambitieux pour lutter contre le changement climatique » pouvaient intervenir.

Andrej Babiš, photo:Andrej Babiš au forum Concordia, photo: ČTK/Aleš ZápotockýAndrej Babiš, photo:Andrej Babiš au forum Concordia, photo: ČTK/Aleš Zápotocký Ce sommet « de l’action concrète » devait pousser les pays à revoir leurs ambitions à la hausse pour tenir les engagements de l’accord de Paris. Andrej Babiš a précisé que la Tchéquie réussissait à remplir ces engagements, contrairement, a-t-il remarqué, à d’autres pays comme la Chine ou l’Inde qui ont pourtant pris la parole lors du sommet sur le climat. On écoute Andrej Babiš :

« Nous avons dit clairement que nous nous étions engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80% d’ici à 2050. C’est un engagement approuvé par le gouvernement. Il est important que d’autres pays, non-européens surtout, tiennent eux aussi cette trajectoire. »

Greta Thunberg, photo: ČTK/AP/Jason DeCrowGreta Thunberg, photo: ČTK/AP/Jason DeCrow En République tchèque aussi, des milliers de jeunes, soutenus par de nombreuses initiatives écologiques, se mobilisent pour le climat. Ils reprochent au gouvernement, à l’image de Greta Thunberg, de ne pas agir plus activement face au dérèglement climatique, dans un pays où les centrales à charbon continuent à assurer 47% de production d’énergie et où les émissions de CO2 dues au transport sont en hausse ces dernières années.

Avant le sommet de New York, le ministre de l’Environnement Richard Brabec a annoncé que plus de 300 milliards de couronnes (environ 12 milliards d’euros) seraient débloqués au cours des onze prochaines années pour permettre la transition énergétique :

« Nous entendons fermer plusieurs centrales à charbon et investir dans l’énergie nucléaire, ainsi que dans les sources d’énergie renouvelables. »

Autre mesure prise par le gouvernement : dans les prochaines années, quelque dix millions d’arbres devraient être plantés sur le territoire tchèque. Cette vaste opération de reboisement du pays est planifiée jusqu’à 2050, avec l’objectif de planter jusqu’à 18 milliards d’arbres.

Entre deux vendredis de grandes mobilisations des jeunes dans le monde entier, la République tchèque se joint à la Semaine mondiale d’action pour le climat : des rassemblements, débats et événements culturels se déroulent jusqu’au 27 septembre prochain dans des dizaines de villes tchèques.

25-09-2019