Saisies douanières dans les marchés forrains

25-08-2003

Descentes de la police et de la douane dans les marchés forains, photo: CTKDescentes de la police et de la douane dans les marchés forains, photo: CTK Une série de descentes de la police et de la douane dans les marchés forains, en majorité entre les mains des Vietnamiens et des Chinois pour le textile, a permis de saisir d'importantes quantités d'effets d'habillement et de sport contrefaits, mais aussi de tabac et d'appareils électroniques de contrebande. Les saisies se chiffrent à plusieurs centaines de millions de couronnes. En avril dernier, 135 millions de couronnes en marchandise dans un magasin de stockage à Olomouc. En juillet dernier, 220 millions au marché forain de Cheb. Ce mois d'août, 100 millions dans des cabanes marchandes aux frontières, pour ne citer que les plus grosses prises.

Ces derniers temps en particulier, il ne se passe pas une semaine sans qu'il y ait saisie d'articles de contrebande. Mais pourquoi depuis 2003 seulement, alors que ce laxisme a coûté, des années durant, des centaines de millions de couronnes à l'Etat ?

Descentes de la police et de la douane dans les marchés forains, photo: CTKDescentes de la police et de la douane dans les marchés forains, photo: CTK A en croire le chef de l'inspection des services douaniers de Prague, il a fallu trouver une voie dans la législation pénale qui permettrait de perquisitionner dans les magasins de stockage. Chaque fois que les douaniers se présentaient à un marché, ils étaient arrêtés par les s ervices de surveillance. Le temps qu'ils puissent s'expliquer, les marchands ont déjà fermé les magasins suspects et disparu. Impossible de les ouvrir.

Ce n'est qu'à l'automne dernier que, pour la première fois, douaniers et policiers se sont présentés au marché de Malesice à Prague 10, mais, cette fois-ci, avec un mandat de perquisition du procureur. L'ouverture des stock a permis la saisie de 100 000 articles contrefaits, soit l'équivalent de 80 millions de couronnes qui auraient échappé à l'Etat en impôt.

"J'ai toujours été sûr que rien n'empêchait les procureurs de délivrer un mandat de perquisition, dès lors qu'il y a suspicion, et je ne comprends pas pourquoi avoir attendu jusqu'à maintenant", a déclaré en substance un procureur.

25-08-2003