Trois familles cubaines obtiennent l'asile politique en République tchèque

30-03-2007

Dix réfugiés cubains sont arrivés sur le sol tchèque le 20 mars dernier. A la demande des Etats-Unis, Prague a accepté de leur accorder le droit d'asile.

Les trois familles cubaines arrivées cette semaine en République tchèque en étaient à leur quatrième tentative d'exil. Trois fois sans succès, elles avaient tenté de rallier la côte américaine. La quatrième tentative a été la bonne. Tomas Haisman dirige le département des politiques d'asile et d'immigration au ministère tchèque de l'Intérieur :

« Ils ont été arrêtés par les garde-côtes américains, et parce qu'ils étaient considérés comme menacés dans leur pays d'origine, ils n'ont pas été renvoyés à Cuba ».

Il s'agit de deux familles avec enfants mineurs et d'une famille avec un fils majeur, dix personnes en tout, transportées vers Prague depuis la base militaire américaine de Guantanamo. Les autorités tchèques, actives dans leur soutien aux dissidents cubains, ont accepté la demande de Washington, qui cherchait un pays d'accueil pour ces réfugiés. Pendant les six prochains mois, ce sont les Etats-Unis qui prendront en charge tous les frais liés à cet accueil.

Ivan Langer, photo: CTKIvan Langer, photo: CTK Les trois familles sont provisoirement hébergées dans des appartements loués par le ministère à proximité de Prague selon l'agence CTK. D'après le ministre de l'Intérieur, Ivan Langer, cette période de six mois devrait leur permettre de s'habituer à leur nouvelle patrie :

« Notre ambition est de faire en sorte qu'ils se sentent chez eux en République tchèque, c'est-à-dire qu'ils puissent apprendrent le plus vite possible la langue tchèque, qu'ils puissent circuler librement, travailler librement, et que leurs enfants puissent aller à l'école. »

C'est la première fois que les Etats-Unis font ainsi appel à la République tchèque pour accueillir des réfugiés. Des réfugiés dont certains, selon le ministère de l'Intérieur, ont été poursuivis et emprisonnés par le régime castriste pour des motifs politiques et religieux.

30-03-2007