La classe politique tchèque déçue par le non massif grec au référendum

06-07-2015

Comme un seul homme, la classe politique tchèque a réagi négativement au résultat du référendum grec sur l'acceptation du projet d'accord des créanciers rejeté dimanche à plus de 61% par les électeurs. Au gouvernement d'abord, le premier ministre social-démocrate Bohuslav Sobotka a estimé qu'il était "presque impossible de garder la Grèce dans l'eurozone contre sa volonté", quand bien même ce n'était pas la question du référendum. Bien que les traités européens ne prévoient pour l'heure pas de mécanisme pour exclure un pays de l'eurozone, son collègue Lubomír Zaorálek, au ministère des Affaires étrangères, a surenchéri en indiquant qu'un "espace s'était ouvert pour que la Grèce quitte cette zone". Pour le ministre des Finances Andrej Babiš (ODS), elle n'aurait d'ailleurs jamais dû en faire partie. Les réactions dans l'opposition sont à l'avenant. Par exemple, selon le président de l'ODS Petr Fiala, la crise grecque doit être lue comme un avertissement à la République tchèque de "la politique économique socialiste irresponsable".