L'ambassade tchèque en Italie veut empêcher que l'extrême-droite salisse la mémoire de Jan Palach

11-01-2019

L'ambassade tchèque en Italie oeuvre à faire en sorte que le nom de Jan Palach, cet étudiant qui s'était immolé par le feu en janvier 1969 pour protester contre l'invasion de son pays par les troupes du pacte de Varsovie, ne soit pas associé à un concert de groupes néofascistes organisé à Vérone, dans le nord du pays. C'est ce qu'affirme le ministère tchèque des Affaires étrangères sur le réseau Twitter. Les diplomates tchèques sont en contact avec les autorités de la province de Vérone, laquelle est dirigée par l'extrême-droite et sous le patronage de laquelle doit avoir lieu ce rassemblement le 19 janvier prochain.

De nombreux citoyens tchèques et des organisations se sont tournés vers l'ambassade tchèque à Rome pour protester contre la tenue de cet événement. "L'ambassade tchèque porte une attention particulière à cette affaire et est en contact avec la présidence de la province de Vérone avec l'objectif d'empêcher l'abus du nom de Jan Palach dans un contexte inacceptable", a indiqué la diplomatie tchèque. D'après le philosophe Václav Bělohradský, qui a vécu plusieurs décennies en Italie, l'extrême-droite italienne a tenté dès le début de s'approprier la figure et le geste de l'étudiant tchèque.