Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a critiqué les discours populistes de certains politiques, dont celui du président Zeman

06-09-2016

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a déploré, lundi, l'essor des discours populistes et la diffusion de préjugés raciaux et religieux dans les démocraties occidentales. Plus concrètement, le prince Zeid Ra'ad Al Hussein a reproché à Donald Trump, Geert Wilders, Marine Le Pen, mais aussi au président tchèque Miloš Zeman ou au Premier ministre slovaque Robert Fico de recourir à une dangereuse « stratégie de la peur » dans le but de manipuler l'opinion publique. Le Haut-Commissaire a comparé leur tactique basée sur des « demi-vérités » et des « simplifications » à la propagande de l’Etat islamique. Les critiques de Zeid Ra'ad Al Hussein ont été catégoriquement rejetés par le porte-parole du Château de Prague, Jiří Ovčáček, qui a indiqué que le président tchèque « continuera à défendre la République tchèque contre les menaces terroristes liées à la migration ». M. Ovčáček a ajouté qu’« aucun commissaire ne dicterait rien à notre pays ».