Pour Andrej Babiš, l’opposition veut « déstabiliser la Tchéquie »

26-06-2019

La volonté de l’opposition de faire tomber la coalition gouvernementale est « un instrument légitime de lutte politique » qu’il ne comprend pas, a déclaré Andrej Babiš devant les députés, ce mercredi, durant le débat qui précède le vote de la motion de censure déposée par cinq partis. Le Premier ministre considère ce vote comme « une tentative de déstabilisation de la Tchéquie ».

« C’est contre les intérêts des habitants de notre République, c’est contre les intérêts de tous », s’est-il défendu, alors que les représentants des partis de l’opposition se succèdent à la tribune pour critiquer le chef du gouvernement, soupçonné de conflit d’intérêts par la Commission européenne et mis en cause en République tchèque dans une affaire de détournement de subventions européennes. Le leader du Parti pirate, Ivan Bartoš, a ainsi évoqué « une agrofertisation de la République tchèque », en référence au groupe Agrofert dont Andrej Babiš a été le propriétaire jusqu’en février 2017 avant de placer ses actifs sur deux fonds fiduciaires.

Andrej Babiš estime qu’une démission du gouvernement entraînerait une paralysie du pays. « La République tchèque ne s’est jamais si bien portée qu’actuellement », a-t-il affirmé.