Pour le ministre tchèque des Finances, il serait préférable que la Grèce fasse banqueroute

22-06-2015 mis à jour

Le ministre tchèque des Finances estime que la Grèce devrait enfin faire banqueroute. A l’occasion de l’ouverture ce lundi à Prague, au siège du ministère des Affaires étrangères, de la conférence annuelle des diplomates économiques, Andrej Babiš a déclaré qu’une faillite grecque contribuerait à rendre l’air plus respirable. « Je ne sais pas si vous savez que la Grèce a déjà fait banqueroute à quatre reprises ces deux cents dernières années, et je pense qu’elle devrait enfin faire banqueroute une cinquième fois », a-t-il affirmé, alors que doit se tenir ce lundi à Bruxelles le sommet européen exceptionnel des pays de la zone euro, dont ne fait pas partie la République tchèque. Faute d'accord entre le gouvernement grec et ses créanciers que sont l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, la Grèce pourrait se retrouver en défaut de paiement dans huit jours.

L’avis du ministre des Finances n’est cependant pas celui du gouvernement tchèque. En effet, le Premier ministre Bohuslav Sobotka a réagi aux propos d’Andrej Babiš en affirmant que, selon lui, « une banqueroute de la Grèce nuirait à l’ensemble de l’UE, ainsi qu’indirectement à l’économie tchèque, et aggraverait la crise migratoire ». Le chef du gouvernement tchèque estime que si Athènes est prêt à adopter les réformes voulues par les créanciers, il convient de faire le maximum pour renforcer la zone euro.