Selon la Commission européenne, Andrej Babiš est bien coupable de conflit d’intérêts

31-05-2019

La Commission européenne estime que le Premier ministre Andrej Babiš est en situation de conflit d’intérêts en raison des liens qu’il continue d’entretenir avec ses anciennes entreprises. La Commission est parvenue à cette conclusion sur la base d’un audit qu’elle a envoyé aux autorités tchèques. L’information a été publiée, ce jeudi, par les sites du quotidien économique Hospodářské noviny et Neovlivni.cz.

Du coup, Bruxelles entend à ce que toutes les subventions issues des fonds structurels européens qui ont été contrôlées dans le cadre de l’audit et dont a bénéficiées le groupe agro-alimentaire Agrofert depuis février 2018 soient remboursées. Pour rappel, Andrej Babiš a placé, en 2017, ses parts dans Agrofert, dont il était le chef, dans deux trusts suite à l’entrée en vigueur en République tchèque de la loi sur les conflits d’intérêts.

Le Premier ministre a réagi à la publication de l’information en indiquant qu’il ne violait pas plus la législation tchèque qu’européenne et que la République tchèque n'aurait rien à rembourser.