Selon Tomáš Petříček, un Brexit dur entraînerait un ralentissement de la croissance du PIB d’au moins 0,5 %

17-02-2019

Une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord le 31 mars prochain entraînerait un ralentissement de l’économie tchèque de l’ordre de 0,5 à 1 point, selon les prévisions faites par le gouvernement. C’est ce qu’a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Tomáš Petříček, en marge de la Conférence sur la sécurité à Munich, à laquelle il participait ces samedi et dimanche. Le chef de la diplomatie a également déclaré qu’il espérait toujours qu’un accord serait finalement trouvé pour empêcher un Brexit dur. « Il existe toujours la possibilité de repousser la date si la partie britannique le demande », a-t-il précisé.

Récemment, le ministère des Finances avait indiqué qu’il avait revu à la baisse sa prévision de croissance du PIB pour cette année avec un taux de 2,5 % au lieu des 2,9 % annoncés précédemment. Cette prévision tablait néanmoins sur un Brexit qui se passerait dans le cadre d’un accord avec l’UE. Le ministère estime que ce ralentissement de la croissance en cas de Brexit dur serait davantage une affaire de courte durée. Selon lui, une adaptation du taux de change de la couronne, un report de la demande d’importations sur la production intérieure, voire la faculté des entreprises tchèques et des autres pays membres de l’UE à nouer de nouveaux échanges commerciaux, permettrait à moyen terme de compenser partiellement les conséquences négatives.