Transport routier : en réaction à l’imposition du smic en France et en Allemagne, Tchèques et Slovaques sont prêts à instaurer des contre-mesures

30-03-2017

La République tchèque et la Slovaquie sont prêtes à instaurer des contre-mesures visant certains pays en particulier en raison de la législation qui impose désormais aux chauffeurs routiers étrangers y opérant d’être payés au niveau de leur salaire minimum. Si tel était le cas, les chauffeurs de ces pays pourraient avoir besoin de différents documents en tchèque et en slovaque pour pouvoir circuler en République tchèque et en Slovaquie. La France, l’Allemagne et l’Autriche sont plus particulièrement visées par cette menace. C’est ce qu’a indiqué la ministre du Travail tchèque, Michaela Marksová, ce jeudi, lors de la réunion tchéco-slovaque qui s’est tenue dans les environs de Prague. Celle-ci estime que les anciens pays membres de l’Union européenne s’efforcent de protéger leur marché du travail plutôt que de faire en sorte que les conditions entre employés de différents pays se rapprochent. Pour rappel, depuis l’année dernière, les transporteurs routiers livrant en France et en Allemagne se voient appliquer les règles sociales en vigueur dans chacun de ces deux pays, notamment en ce qui concerne le salaire minimum de leurs chauffeurs. Une dizaine de pays européens, parmi lesquels la République tchèque, la Slovaquie et la Pologne, considèrent ces mesures disproportionnées.