1989 ET MOI, et moi et moi…

Cette année, le 17 novembre marque le trentième anniversaire de la révolution de Velours et de la fin du régime communiste tchécoslovaque.

Trois décennies après ce tournant majeur dans l’histoire du pays qui porte aujourd’hui le nom de Tchéquie, Radio Prague International vous propose une série d’entretiens réalisés avec des personnes d’horizons différents mais qui ont tous en commun d’avoir vu les événements de l’année 1989 bouleverser leur vie et leur parcours.

 

Michal Uhl : « La période communiste nous influence toujours aujourd’hui »

Dans notre série consacrée aux souvenirs des acteurs et témoins de la révolution de Velours, nous avons évidemment beaucoup interrogé ceux qui étaient adultes à l’époque des événements. Mais le changement de régime en 1989 a aussi changé la vie des enfants nés dans les années 1980 qui, sans la fin du communisme, auraient eu une vie d’adulte totalement différente aujourd’hui. Pour évoquer les souvenirs d’enfance de cette période, mais aussi les conséquences des journées de novembre 1989, Radio Prague Int. a interrogé deux enfants issus d’une famille importante de dissidents. Rencontre tout d’abord avec Michal Uhl, aujourd’hui directeur adjoint de la Maison de la coopération internationale à Prague, mais aussi membre du parti Vert. Plus...

Anežka Charvátová : « Après la révolution, toutes les portes se sont ouvertes aux étudiants de langues étrangères »

« Le 17 novembre est l’unique fête nationale qui m’appartient : c’est la seule que je célèbre, avec mes amis », affirme Anežka Charvátová, traductrice reconnue d’espagnol et de français. Jeune enseignante à l’Université Charles, elle a participé à la grève des étudiants et servi d’interprète pour les journalistes et personnalités étrangères qui ont afflué à Prague lorsque le rideau de fer est tombé. « Cette incroyable énergie des premières semaines de la révolution, je ne l’avais jamais ressentie chez les Tchèques ; néanmoins je la retrouve aujourd’hui chez mes étudiants », a confié Anežka Charvátová au micro de Radio Prague Int. Elle nous parle du difficile apprentissage des langues occidentales dans la Tchécoslovaquie communiste, des devises cachées dans les chaussures et de la manière dont la révolution a transformé sa vie de traductrice. Plus...

Jaroslav Formánek : « Je suis parti pour six jours en France avec 200 francs dans les poches et j’y suis resté dix-huit ans »

Le journaliste et écrivain Jaroslav Formánek fait partie de ces Tchécoslovaques qui ont émigré clandestinement à l’Ouest en 1989, sans imaginer que le régime communiste sous lequel ils ne supportaient plus de vivre puisse s’effondrer quelques mois plus tard. Le 15 avril, après une dernière nuit d’adieux bien arrosée, Jaroslav Formánek, alors ouvrier, a pris le train de Prague pour Paris avec l’idée qu’il ne reverrait peut-être plus jamais son pays d’origine. Et s’il y vit finalement de nouveau, il n’en est pas moins resté dix-huit ans en France. Il nous raconte ici les péripéties de son départ et ses premiers pas dans son pays d’adoption. Plus...

Dana Kyndrová : « Manifester, c’était bien, mais le départ des troupes soviétiques de Tchécoslovaquie, c’était le plus important »

Notre série spéciale 1989 se poursuit avec la photographe tchèque Dana Kyndrová, qui, armée de son appareil a photographié, déjà avant la révolution de Velours, les rituels du système communiste, comme par exemple les grands rassemblements sportifs, ou les premières manifestations qui ont précédé la chute du régime en novembre. Elle est aussi l’auteure d’un cycle important sur le départ des troupes soviétiques de la Tchécoslovaquie en 1991. Au micro de Radio Prague Int., elle s’est souvenue de l’importance de chaque étape de la révolution de Velours qui ont mené au retour de la démocratie et de la liberté dans le pays. Plus...

Milan Kňažko : « Dubček a pleuré quand je lui ai dit que Havel serait le président »

Direction Bratislava dans l’épisode d’aujourd’hui pour un petit tour du côté slovaque de la révolution tchécoslovaque de Velours. L’acteur Milan Kňažko était fin 1989 l’un des leaders de Verejnosť proti násiliu (VPN, le Public contre la violence en français), l’équivalent slovaque du Občanské fórum (OF, le Forum civique) de Václav Havel à Prague. A Bratislava, les étudiants n’ont pas été tabassés par les forces de l’ordre en novembre, mais il y avait aussi des rassemblements dans la rue. Plus...



Andrea Sedláčková : « J’ai obtenu l’asile politique en France le 17 novembre 1989 »

Notre série spéciale 1989 se poursuit avec la réalisatrice Andrea Sedláčková qui a vécu la révolution de Velours, à distance, depuis Paris où elle avait décidé de s’exiler en août 1989. Plus...



David Černý : « Une longue et grande fête intensive ! »

David Černý est sûrement l’artiste tchèque le plus connu dans le monde aujourd’hui. Il est en tout cas celui que les Anglo-saxons aiment qualifier d’ « enfant terrible » de l’art contemporain en Tchéquie. Avant de se faire remarquer avec son char repeint en rose, sa carte satirique de l’Europe et autres bébés sur la tour de Žižkov, David Černý était étudiant et allait fêter ses 22 ans lorsque le mur de Berlin est tombé, le 9 novembre 1989. Une semaine plus tard, il participait à la manifestation étudiante organisée à Prague. Plus...


Constantin Kinský : « La première fois que j'ai vu mon père pleurer »

Nouvel épisode de notre série spéciale 1989 avec aujourd'hui Constantin Kinský, dont la famille a été contrainte à l'exile sous le communisme et qui est revenu s'installer en Tchéquie après la révoultion de Velours. Plus...




Gilles Kepel : « Plus besoin de cacher des devises dans mes sous-vêtements »

Le professeur français Gilles Kepel dirige la chaire Moyen-Orient Méditerranée à l'École normale supérieure de Paris. Son grand-père Rudolf Kepl, né en Bohême, a participé activement à la fondation de la Tchécoslovaquie et son père, Milan Kepel, était entre autres le traducteur de Vaclav Havel en français. Pour Radio Prague International, Gilles Kepel est revenu sur son année 1989. Plus...



Lucie Slavíková-Boucher : « Les chevaliers de la montagne de Blaník sur la place Venceslas »

Suite de notre série d’entretiens réalisés avec les témoins des événements de novembre 1989 qui ont abouti à la chute du régime communiste dans l’ancienne Tchécoslovaquie. Aujourd’hui, c’est Lucie Slavíková-Boucher, médecin-radiologue tchèque installée à Paris, qui prend le relais. En 1989, elle a participé au mouvement étudiant à Plzeň, en Bohême de l’Ouest. Plus...



Marek Skolil : « Vivre une accélération de l’Histoire, c’est unique »

Nouvel épisode de notre série sur 1989 avec Marek Skolil, l’ambassadeur de la République tchèque au Nigéria. Bien avant de devenir diplomate de carrière, et alors qu’il a quitté la Tchécoslovaquie communiste pour la France dans les années 1980, Marek Skolil a aussi travaillé pour la revue des exilés tchèques à Paris, Témoignage (Svědectví), de Pavel Tigrid. Au micro de Radio Prague, il s’est souvenu de ses années de jeunesse et de sa perception d’alors des événements qui ont mené à la chute du communisme dans son pays. Plus...

Michel Fleischmann : « Le retour à Prague nous a fait pleurer »

Place aujourd’hui à Michel Fleischmann. Né à Prague et installé avec sa famille en France où son père homme de lettres et diplomate, Ivo, a demandé l’asile après l’écrasement du Printemps de Prague. Aujourd’hui pressenti pour devenir le nouvel ambassadeur tchèque en France, après avoir longtemps représenté le groupe Lagardère en Tchéquie, Michel Fleischmann est rentré pour la première fois dans son pays natal en décembre 1989, avec à la main le micro de France Culture, la radio française qui l’employait à l’époque : Plus...

Magdaléna Platzová : « La Fake news qui a déclenché la révolution »

Suite aujourd’hui de l’entretien réalisé pour notre série sur 1989 avec l’écrivaine Magdaléna Platzová. Elle se trouvait à Národní třída, l’Avenue nationale, à Prague le 17 novembre, quand les forces de l’ordre ont tabassé les manifestants qui réclamaient pacifiquement davantage de démocratie. Dans les heures qui ont suivi ce que les Tchèques ont coutume d’appeler le « massacre » de Národní třída, un nom va faire son entrée dans l’histoire moderne du pays, celui de Martin Šmíd, un étudiant que l’on a dit mort des conséquences de ses blessures ce jour-là. Plus...

Magdaléna Platzová : « Le 17 novembre : un traumatisme total »

Cette série débute avec la première partie de l’entretien accordé à Radio Prague par l’écrivaine et journaliste actuellement basée à Lyon, Magdalena Platzová, née en 1972 dans une famille de dissidents avec un père documentariste, Josef Platz et une mère écrivaine, Eda Kriseová, qui deviendra après 1989 la porte-parole de Václav Havel. Plus...



Date Titre
15.11.2019 Pavel Fischer : « Les gens ont pris conscience que l’Etat de droit dans notre pays est menacé »
14.11.2019 Sur les traces de la révolution de Velours (IV) – le siège du Parlement tchécoslovaque
13.11.2019 Sur les traces de la révolution de Velours (III) - la place Venceslas et l’esplanade de Letná
12.11.2019 Sur les traces de la révolution de Velours (II) – le Théâtre de la Lanterne magique
11.11.2019 Sur les traces de la révolution de Velours – L’Avenue nationale, là où tout a commencé (I)
08.11.2019 1989 : l’hymne officieux du pays, chanté par Marta Kubišová, sera joué le 17/11 à 17h11
08.11.2019 Fonction présidentielle, vaccination, cimetière russe, Syrie, 1989 vu par les jeunes
26.10.2019 17 novembre : les Tchèques de l’étranger rejoignent les protestations organisées à Prague
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